Au revoir Blue Jays, on se revoit au stade en avril !

Quelle belle saison pour les Jays et pour tous les fans de baseball au Canada et au Québec ! Une saison remplie d’émotions et d’espoir mais surtout, une saison enfin couronnée d’une place en séries après plus de 20 ans !

-Une attaque à tout casser qui a dominé les majeurs, et de loin, autant pour les points que pour les circuits, rarement a-t-on vu une aussi nette domination.

-Une défensive parmi les meilleures sinon la meilleure de tout le baseball.

-Des lanceurs partants qui ont fait amplement le travail, de Price à Estrada en passant par Hutchison ou Stroman dès son retour, tous les partants ont contribué à leur façon pour faire de la saison 2015, une saison mémorable.

-En relève aussi, mine de rien ce qui constituait selon moi une faiblesse de l’équipe est devenue une force en 2e moitié de calendrier.

-Le DG de l’équipe, Alex Anthopoulos aura réussi quelques coups de maître pour mettre sur pied une équipe pratiquement sans faille…certes pas parfaite mais plus que compétitive, une équipe capable d’aspirer aux plus grands honneurs.

Pour moi, le hic, et c’est un gros HIC, depuis 2 ans, c’est le coach…oh il y avait bien quelques problèmes à régler, Russell Martin est venu en régler un, quelques lanceurs dont Price sont venus en régler d’autres mais la grande faiblesse de l’équipe depuis quelques années, elle, n’a pas été adressée et malheureusement, ça aura coûté, toujours selon moi, une participation à la série mondiale à l’équipe torontoise.

Je veux bien croire que ce n’est pas l’entraineur qui frappe ou laisse des coureurs sur les sentiers, qu’il ne retire aucun frappeur et qu’il ne fait aucun attrapé mais c’est quand même lui qui dirige, c’est à lui que revient la décision pointue de changer un lanceur, d’en amener un, de substituer un frappeur ou un coureur, de donner le signal de l’amorti ou encore de demander un court-et-frappe dans les moments opportuns.

Tant que ses joueurs frappaient et changeaient le cours d’un match avec un circuit ou un balle frappée avec force, tant que ses lanceurs le sortaient du pétrin avec de savants lancers, il n’y avait aucun problème avec les méthodes de coaching de John Gibbons…mais voilà, de temps à autre il faut que l’entraineur sorte un lapin de son chapeau, qu’il gère les matchs serrés, le baseball de situation comme on se plait à l’appeler et à ce jeu, coach Gibbons ne peut rivaliser avec les meilleurs de sa profession et donc, devient LA faiblesse des Blue Jays, c’est aussi simple que ça.

Cette participation à la série mondiale, les Jays l’ont perdu, à mon humble avis, dès lors qu’ils ont accédés aux séries de fin de saison lorsqu’ils ont préféré fêter en grande et laisser 2 matchs aux substituts…et encore pire, lorsque avec l’avantage du terrain pour TOUTES les séries éliminatoires en jeu, le bon player’s coach a décidé de donner la balle à un Buehrle au bout du rouleau pour qu’il atteigne le seuil des 200 manches puisqu’il ne lui en manquait que 2 pour ce faire…en bout de ligne, le gaucher aura duré moins d’une manche et les Jays perdus un avantage qui leur aurait peut-être été primordiale d’obtenir.

J’ai mis en doute souvent en cours de saison les décisions de Gibbons et ça aura été le cas jusqu’à la toute fin quand il aura ENCORE opté pour donner la balle à Aaron Sanchez AVEC des coureurs sur les buts quand avec 2 retraits, il aurait pu opter facilement pour laisser Price finir le travail ou encore donner la balle à Osuna ou même un autre de ses releveurs pour compléter la manche.

Sanchez, aussi bon soit-il, a connu des difficultés toute l’année durant lorsqu’on lui a donné la balle en plein milieu d’une manche AVEC des coureurs sur les sentiers et dans le match fatal, il en fut de même…

C’est donc sur une AUTRE décision douteuse que les Blue Jays auront malheureusement du s’avouer vaincus devant, soyons honnêtes, une meilleure équipe…une équipe mieux équilibrée, mieux outillée et mieux préparée pour aller jusqu’au bout.

Ned Yost, entraineur des Royals, a bien tenté de rivaliser de stupidité avec son rival en faisant appel à son releveur numéro 3 au lieu de laisser soit le numéro 2 en place ou faire appel à son numéro un, décision que Bautista lui aura fait payer cher mais en bout de ligne, la bêtise de Gibbons aura été plus coûteuse que celle de son opposant et le sort en fut jeté de cette belle et magique saison des Blue Jays de Toronto.

Bref, si les Jays espèrent franchir cette dernière marche, cette dernière étape afin de mettre le grappin sur le gros trophée et la suprématie du baseball, ils devront d’abord apprendre de leur défaite et ensuite se dénicher un entraineur, un vrai, un qui saura gérer non seulement un match du début à la fin mais aussi, une saison du jour un au jour 162.

Pour le reste, sauf l’enclos des releveurs que je regarnirais, je ne ferais pas beaucoup de changement, le monstre à 3 têtes (Donaldson, Bautista, Encarnacion) doit rester intact, la défense est parfaite comme elle est et les partants, encore mieux s’ils réussissent à signer David Price, rivalisent avec n’importe quelle équipe dans la MLB selon moi.

C’est tout pour moi côté Baseball, maintenant portons notre attention sur le hockey et la saison prometteuse du CH !

 

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