Des traces de Rio ? Les jeux olympiques d’Untello

Pas de leçon à recevoir.
Les olympiques se terminent aujourd’hui. Ouf ça fait tout un train d’images, d’histoires, de stats et tout le reste. Par moments c’est trop pour un seul homme. Gavé à l’excès, pour ne pas dire trop plein, ça fait un moment que j’ai commencé ma réflexion sur Rio 2016. Pas d’eau verte dans ma tête, pas grand-chose à dire devant le délire d’arrogants petits morveux américains. Beaucoup de fierté devant la nature de nos athlètes canadiens, des athlètes de haut niveau. Il n’y a pas non plus de leçon à donner.

Difficiles prises de conscience
Après Aubut, le dopage systémique, la boxe amateur, j’avais les genoux au tapis. Comment pouvait-on encore oser présenter des jeux sous couvert d’esprit sportif, sous le couvert de fête de la fraternité sportive. Attention, je ne fais pas de l’existentialisme à 5 cents. Je ne fais qu’admettre que je crois en ces choses et que ce sont elles qui me tiennent sur la route. C’est dans ces moments de doutes que j’apprends que même Pierre De Coubertin flirtait avec les idéaux fascistes (si j’en crois l’excellent documentaire sur les enjeux politiques des jeux de Berlin durant le règne Hitlérien, diffusé à Télé-Québec durant les jeux).

C’est dans ce bouillon que je marinais, juste après les merveilles de la jeune Penny Oleksiak.

La force du groupe
Plus on avance, plus on est en mesure d’apprécier d’importantes avancées. L’histoire proche qui s’en vient finira par dénoncer les cas de dopage encore inconnus (on parle déjà de contrôle de dopage déficient). Mais déjà on peut dire que le dopage est clairement devenu l’ennemi numéro un, dénoncé. En apparence en tout cas.

Bon on notera que les esclandres (Boxe, faux holdup, trafic de billets …) viennent de groupuscules. On ne nage plus dans des eaux de manigances. Les efforts sont désormais dirigés vers une plus saine gestion d’ensemble. Le groupe de résistants qui cherche le meilleur finit par avoir son mot à dire. Pour moi, c’est encourageant. Évidemment, tout ça avec favélas en toile de fond. Mais est-ce que le meilleur doit absolument s’interrompre, afin que soit enrayée la grande misère?

Retour sur terre
À force d’Usian Bolt, de De Grasse. De plongeons de nos belles filles. Du cheminement de nos femmes au soccer et d’autres disciplines. De l’hallucinante fougue de nos femmes du rugby à 7 dont j’ignorais, jusqu’avant les jeux, l’existence. Mais surtout grâce à la grande dignité de nos athlètes, j’en suis venu à une conclusion. La dignité des jeux ne se trouvent pas dans l’organisation de pareils événements. La dignité débute dans l’amour qu’ont les bénévoles et ceux qui gravitent autour d’eux, avec toutes leurs imperfections, pour nos enfants. Elle naît par la force et le courage des athlètes qui méritent toute l’admiration des gens qui se régalent de leur dévotion. Les médailles sont des nananes, c’est bon des nananes! Les 4e positions de ce monde le réaliseront avec le temps, avec l’âge. On connaît la vie, elle s’en chargera. Espérons qu’elle leur montrera simplement que c’est dans leur parcours que la gloire s’est toujours tenue. Les gagnantes et les gagnants vous le diront, les médailles finissent toujours au bout d’un clou au mieux, au pire dans la garde-robe. Le cheminement d’une vie lui, sèmera toujours des graines dans les terreaux fertiles des enfants qui admirent les grandeurs de leurs idoles.

Petits jeux olympiques
J’ai eu la chance dernièrement d’être témoin privilégié d’une infime tranche de vie des Jeux du Québec. J’ai donné plus que tout ce que j’avais pour ces petits modèles de fierté nationale potentielle. Après coup, je me suis demandé d’où me venait tout cet amour pour cette jeunesse, pour ces bénévoles, pour les thérapeutes et pour certains de ces entraîneurs qui ont su faire preuve de pédagogie devant leurs petit(e)s athlètes.

Rio 2016 m’a donné la réponse. Malgré toutes les imperfections de tous et chacun, malgré les agendas de certaines organisations. Malgré, parfois, même la mauvaise attitude de certains coaches et joueurs et celle de nous autres les gens autour de l’événement. C’est dans notre inébranlable fierté face à nos enfants engagés dans un grand processus de fair-play que je l’ai trouvée. C’est par incidence aussi, dans l’énorme apport dans la culture générale de notre société. Dommage qu’un plus grand nombre n’ait pas accès à ces jeux provinciaux. Dommage aussi que nos médias aient raté l’occasion d’abreuver nos jeunes des exploits de leurs semblables en limitant la couverture des Jeux du Québec. Parce que même une enfant de 10-12 ans, plus petite d’au moins 12 pouces de la majorité des autres joueuses, a eût le pouvoir d’impressionner, mais vraiment d’impressionner, un vieil amateur qui n’en arrive même plus à aimer sincèrement le CH depuis tant d’années. Merci numéro 3, encore trop petite pour comprendre ce que ton jeu a représenté pour des gens comme moi. Merci à toi et à tes coéquipières pour votre démarche juvénile d’apprendre à croire autant en toi, en vous.

Numéro 3, tu as le loisir de me croire ou pas, mais ton acharnement défensif qui a brisé une attaque qui devenait embarrassante et ta montée au filet qui a précédé ton magnifique but est et restera pour moi un des meilleurs jeux qu’il m’ait été donné de voir, tous sports confondus.

Untello, heureux de passer à un autre appel.

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