Laisser pourrir ses atouts – Untello (08/03/2018)

Laisser pourrir ses atouts

Pacioretty, Price, Plekanec, …

Avec le temps on fini par s’écœurer d’un joueur qui est toujours dans les manchettes pour les mauvaises raisons. Comment ça peut en arriver là de manière aussi dure et presque sans appel?

Je me souviens de Patrice Brisebois qui avait été systématiquement hué par une horde de mognons, simplement parce qu’ils se rendaient compte que ça déconcentrait le joueur. Des mognons qui ont du pouvoir, c’est l’fun! Mais pour qui vraiment? Brisebois l’a reconnu, ça avait brisé sa confiance.

C’est pas rien, on paie des millions pour un défenseur offensif et le « payeux » de tickets et sa gang décide, comme nous sommes en démocratie, qu’ils vont faire planter le fameux défenseur affecté. Gainey avait eu raison de leur fermer la trappe. Il y a un principe en affaire, qui n’a rien à voir avec la démocratie, tu gardes tes meilleurs clients et tu te débarrasses des mauvais. Tu écrèmes ton marché. Parce que les clients qui ne sont jamais contents sont ceux qui te coûtent le plus cher.
J’appelle ça de la clientèle à « high level management » (qui gruge un haut taux des efforts globaux de tes ressources).

Quand Subban est apparu sur les écrans, alors qu’il était junior, j’ai tout de suite eu un mauvais pressentiment, il était trop flash. À Montréal, on connaît son hockey, mais surtout son club. Des fois c’est dommage, mais on y reviendra. J’avais seulement cette explication, ce jeune est trop sûr de lui, trop reluisant, trop content. Presque trop latin (très expressif). Voire fantaisiste dans la tête de certains. On connaît la suite. Ici par réflexe je sais que je ne me suis jamais attaché à P.K. Qui a un cœur gros comme la planète. J’ai toujours eu cette idée que ça allait pété de toute manière. Et puis je me suis tanné de lui. Je n’en pouvais plus d’en entendre parler. J’avais hâte qu’on l’expédie ailleurs. J’étais dans la vague des mécontents.

Mais qui au juste menait la vague? Nous n’en savons trop rien de manière certaine. Mais si je parle pour moi, à force d’entendre toute de sorte de critiques, de commentaires sur sa vie privée et le reste. Je me suis dit bon débarras! Est-ce que ce sont les médias qui en faisaient trop un cas? Je pense que oui. Tout ça sans nier que tous les facteurs possibles peuvent être avancés pour expliquer l’affaire. Mais encore, j’en avais marre d’entendre parler de lui. C’était toujours de sa faute.

Le club a bien tenté de nier toute interférence entre Subban et l’organisation, mais il l’a finalement échangé.

Dans le cas de Plekanec, les médias sociaux ont été un canal de lapidation du joueur. À part quelques irréductibles qui ont toujours tenus à l’apprécier (j’en étais), il y avait une vague de fond voulant son départ.

Paccioretty, j’ai envie qu’il parte. J’ai toujours apprécié sa contribution, mais encore une fois, je suis tanné d’en entendre parler. Mais si on lui avait toujours fourni les bons éléments, on l’adulerait encore longtemps. Price, depuis sa venue à Montréal, a connu plusieurs périodes chaotiques jusqu’à maintenant. J’ai été de ceux qui préféraient Halak! Mais force a été d’admettre qu’il est un excellent gardien. Et je ne cède pas à la critique désormais dans son cas. J’ai par contre une mauvaise impression quant à son avenir à Montréal. Chat échaudé craint l’eau froide.

Alors humblement, comment peut-on relayer l’information quand elle est pertinente? En évitant la redite et le propos pour le propos. Je n’en ai aucune idée pour le moment. Comme il faut vendre de la copie, je suis sans espoir. Par contre le fait que les médias traditionnels aient cessé de couvrir la vie personnelle et les écueils des athlètes avec succès, me fait penser qu’il y a une solution qui doit exister. Je le demande aux médias sérieux, aux amateurs, mais pour les réseaux sociaux c’est peine perdue. Il y aura toujours de tout (ça fait partie de la démocratie ça) et c’est à chacun de filtrer ses « insiders »…

Par ailleurs, la seule vraie certitude que j’ai est la suivante.

Plutôt que de repêcher à meilleurs talents, malgré certains besoins criants à des positions bien précises, on se tire dans le pied. Pourquoi ne pas magasiner en fonction de ses besoins immédiats et futurs tout en incluant dans l’équation les ressources déjà en place. Tenter de faire des plombiers avec des joueurs au talent naturel et de détruire leur personnalité hockey est une formule perdante. Même d’une arrogance certaine. Croire que parce qu’on est le CH on va robotiser nos ressources, c’est présomptueux.

En repêchant là où les besoins immédiats sont, il deviendra utile d’aller chercher les plombiers pour colmater les brèches moins importantes. Repêcher le meilleur talent c’est d’accepter de rebâtir à chaque année, malheureusement.

Le phantasme du club de « gabariser » chaque joueur est épouvantable.

Quand je dis que le CH doit s’adapter aux réalités d’aujourd’hui, c’est aussi accepter de se remettre en question face à 25 ans sans coupe. Le système d’antan favorisait le CH. Ce n’est plus le cas et ça ne reviendra jamais. Vous n’avez jamais figuré que chaque club vous hait pour cette gloire faite sur leur dos? Grâce à un système de repêchage biaisé. Et pour d’autres raisons. Alors soyons lucides, personne n’a intérêt à vous laisser filer vers d’historiques sommets dans cette ligue. C’est aussi ça être conservateurs, d’entretenir le passé, mais autrement. C’est aussi ça la business d’aujourd’hui, que la ligue rejaillisse partout où elle est une fois de temps en temps.

On bâtit un club autour de nos joueurs, mais on ne bâtit pas un joueur autour du club. Je me sens presque ridicule d’énoncer une telle évidence. Mais de dehors, on dirait que le CH pense autrement. 25 ans, me semble que c’est assez pour comprendre, il me semble.

Avec 100 ans d’échantillonnage, dont 25 ans de misère, on devrait être en mesure de vérifier qu’il faut ordonner son plan, puis repêcher, plutôt que de repêcher puis de voir après. C’est tellement une évidence que c’en est presque insensé.

Est-ce de l’orgueil de vouloir absolument que la bière mène le bal? Comme une vieille famille gère ses mœurs trop bien établis? Je crois que oui. Et comme le dit le dicton : « On souffre à la grandeur de notre orgueil ».

Contradiction historique

Il est étonnant que le fait d’être le seul à pouvoir repêcher au Québec (quelque chose du genre), faisait que le club ramassait les meilleurs talents locaux et ainsi pouvait aspirer aux grands honneurs. Et qu’aujourd’hui, le club ne repêche pas fort au Québec… Juste un flash de dernière minute.

-Untello, gérant d’estrade.

 

4 thoughts on “Laisser pourrir ses atouts – Untello (08/03/2018)”

  1. Par rapport au repêchage, je me demande si ça ne serait pas plus intéressant, pour la 1iere ronde, que chaque équipe soit obligée de repêcher dans leur cours? Après c’est le free for all comme on connait actuellement. Ça favoriserait un sentiment d’attachement et d’identité, ainsi que favoriser le développement du hockey par les équipes de la la LNH comme produit local… Je n’ai pas pensé à tous les pour et contre, ne me lancez pas de roches! 🙂

  2. c,est ton opinion ça ne veux pas dire que je la respecte le vrai problème ne sont pas les Subbans …le vrai problème vient du management qui est pourri et qui n’a pas le ch tatoué sur le cœur et son country club et aussi son système de repêchage, le dg est un looser et il était un bouche-trou dans 8 équipes donc il ne veux pas de joueur vedette il bâtit comme il était …des bouche-trous…..timmens viens d’ottawa ce n’est pas un vrai canadien qui a vraiment les intérêts du ch a coeur….le country club en majorité viens de buffalo encore la pas de racine dans un environnement du ch.

    On n’a pas a reculer de si longtemps du temps de Sam Pollock qui lui était un vrai gm il avait le ch tatoué sur le cœur …ses dé pisteurs étaient toujours sur la pointe des pieds car m. Pollock même sans les communications que nous avons aujourd’hui savait tout ce qui se passait que ce soit au niveau de la lnh de la lah de la ligue junior de l’ontario du québec ou de l’ouest …et quand il demandait une réponse a ses dé pisteurs ils avaient intérêt a lui répondre sans le « bullshitter » ….il leur passait un savon.

    Donc tout ça pour dire que le hockey est une business oui mais si tu veux que ta business marche il faut que tu t’en occupes et ce 24/7 et 365 jours par année.

    pour ce qui est du « core » de tes joueurs si tu veux les avoir ensemble il faut quelqu’un de rassembleur et ça ça commence en haut de la pyramide en descendant et ensuite le leadership au niveau de la chambre viendra par l’exemple …. je crois que molson a un très grand travail a faire au niveau des gens en place et réellement redonné le club a des gens compétents et qui ont le ch tatoué sur le cœur au fil des ans il y a eu un trop grand laisser-aller au niveau management que les amateurs de montréal n’ont jamais reçu ce qu’ils avaient droit …..le sénateur hartland et son frère de la famille molson doivent se retourner de honte dans leurs cercueils avec ce qui se passe avec cette franchise
    sur ce a bon entendeur salut

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