L’ingrédient manquant… -El Cloun (12/10/2018)

Malgré un très bref échantillon de 3 matchs de saison et quelques uns de préparation, force est d’admettre le constat suivant : Le Canadien manque cruellement de talent, pour être plus précis, de talent de marqueur naturel parce qu’il y a bel et bien un certain talent dans cette équipe mais pour le moment, ça se résume à être jeune, patiner rapidement, être hargneux et fabriquer des jeux. Autrement dit, on a amplement de « tricoteux » mais pas assez d’enfileux d’aiguille.

Ne vous trompez pas cependant, j’adore regarder cette jeune équipe, la voir se démener partie après partie, j’aime aussi l’attitude affichée qui est exemplaire. D’ailleurs, comme je le mentionnais dans un précédent billet, je pense même que je vais avoir plus de plaisir à regarder ces jeunes là se développer et progresser en cours de saison que le spectacle qui nous est présenté depuis quelques années.

Ceci étant dit, il fallait s’y attendre au vu des mouvements effectués dans l’entre-saison, quand tu laisses partir 2 marqueurs naturels en retour de fabricants de jeu et que tu ne fais aucun ajout pour compenser les pertes, c’est un peu ça que ça donne.

Encore ici, quand je parle des pertes, je n’étais pas un grand fan de Max Pacioretty ou d’Alex Galchenyuk, mais ces 2 gars-là, à mon grand désarroi, pouvaient être invisibles sur la glace pendant une partie complète, ne pas se salir le nez ou être inventifs sur le plan des mises en scène mais sortir de nulle part avec une soirée de 2 buts, se placer au bon endroit au bon moment ou bien toucher la cible d’endroits improbables grâce à un tir solide et une précision remarquable.

Parmi les ajouts ou le talent sur lequel le club repose à l’heure actuelle, Max Domi s’avère un très bon centre, il joue avec acharnement et de ce qu’on a pu voir à date, il est aussi un excellent passeur. Drouin est talentueux, il patine vite et bien, il est élégant à voir sur la glace et avec les bons joueurs à ses côtés, il pourrait finir par se démarquer. Kotkaniemi est exceptionnel, grande portée, rondelle qui colle à son bâton, attitude A-1, tout un passeur et fabriquant de jeu. Voilà donc 3 joueurs de talent mais pour l’instant, même si ce sont des joueurs plus complets, aucun d’entre eux n’a démontré les capacités à devenir le prochain MaxPac ou le prochain Chucky tel que décrits ci-haut.

Je n’ai pas parlé de Tatar parce que pour ma part, le juge délibère encore…Parfois bon, parfois invisible, parfois le compas dans l’oeil, parfois fabriquant de jeu surprenant, il a certes les habiletés pour marquer mais je ne sais pas dans quelle catégorie le placer, tricoteux ou enfileux d’aiguille ? Les 2 ? Aucune de ces réponses ? À suivre dans son cas…

En gros, ça veut dire qu’avec les effectifs actuels, les défaites où l’équipe tirera plus souvent ou même travaillera plus fort que l’adversaire seront nombreuses. Pas compliqué, pour marquer 3 buts et plus, nos p’tits gars auront généralement besoin de tirer une quarantaine de fois au filet par partie, tandis qu’une équipe comptant dans ses rangs des Matthews et Tavares, ou des Malkin et Crosby, Kovalchuk et Kopitar, Kane et Toews etc etc, n’ont pas besoin d’attaquer sans relâche, 20-25 tirs de leur part sera souvent suffisant pour remplir le filet 3, 4 ou 5 fois.

Au final, l’édition 2018-19 du CH possède certains des ingrédients nécessaires à une recette réussie, avec l’expérience des Pleky, Carey et Weber, la hargne de nos travailleurs acharnés, la jeunesse et le talent naturel de nos fabricants de jeu, l’intelligence et le sens du hockey sont aussi des qualités que beaucoup de nos joueurs possèdent. Combiné tout ça à un duo de gardien qui vaut celui de n’importe quelle équipe de la LNH, une brigade défensive jeune et mobile qui attend le retour de son grand leader Shea Weber, nous ne sommes pas si loin d’une recette gagnante.

Si on s’entend tous pour dire que nos Canadiens ne sont pas à un joueur près de la coupe Stanley et qu’il faudrait d’autres éléments pour devenir des aspirants sérieux, l’ajout d’un marqueur naturel ou deux pourrait, à tout le moins, nous permettre de rêver à de meilleurs et plus constants résultats, et qui sait, si nous sommes chanceux, les choses se précipiteront et la direction n’aura d’autre choix que de dénicher cet ingrédient manquant dès cette année ! Mais malheureusement, comme l’ingrédient en question est plutôt rare, peut-être faudra-t-il s’armer de patience…

Bref, oui, le CH aura besoin de toute l’énergie, la fougue et la vitesse de sa jeunesse pour venir à bout d’adversaires plus talentueux, et oui on sera souvent frustrés de voir l’équipe qui a travaillé le moins fort l’emporter, ça sera assurément maintes fois injuste…Mais si Carey fait les gros arrêts, si notre exécution est parfaite, si nos acharnés que sont les Gallagher, Byron ou même Shaw viennent transformer en buts le travail des talentueux Kotkaniemi, Drouin ou Domi, nous aurons nos soirées festives, je n’en doute pas une seconde, à défaut de quoi, consolons-nous en se disant que nous aurons au moins le plaisir de voir une équipe qui donne son 110% à tous les soirs, qui ne prend rien pour acquis, qui bataille pour chaque pouce, chaque rondelle et qui prend de l’expérience et de la maturité devant nos yeux !

-El Cloun

 

 

 

2 thoughts on “L’ingrédient manquant… -El Cloun (12/10/2018)”

  1. Tres bon texte je sugererais aller chercher sprong ou un jeune bloque ds une autre organisation

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