L’instinct du tueur – Untello (31/08/2017)

Psycho pop ou constat?

Je me demande ces jours-ci, si Eugénie Bouchard a jamais développé le « Killer instinct » pour prendre d’assaut le titre de numéro 1 féminin de la WTP. En réalité, je la voyais se maintenir dans le top 15-20.

Il faut être arrogant pour ne pas considérer que le tennis au Canada débute un peu par Eugénie sur les courts du succès glorieux. Bref, mais glorieux au début. Ce n’est pas de l’arrogance de partir d’elle, pour parler des débuts. Parce que j’aborde les débuts d’une gloire du tennis québécois rarement atteinte, jamais avant en fait.

Sans pouvoir faire sa biographie, lorsque j’ai commencé à m’intéresser à Genie, elle était sur les courts juniors. Sans la suivre partout, je commençais à accrocher certains de mes espoirs sur ses épaules. Ayant vécu la période où le tennis était l’affaire de DuMaurier, je n’avais pas grand locaux à me mettre sous la dent et l’arrogance de ne pas m’intéresser à nos professionnels qui seulement parfois montraient des dents. J’ai bien un peu suivi les deux Sébastien (Leblanc et Lareau), j’ai vite décroché parce que comme un fan du canadien, mon intérêt est piqué par les exploits locaux et non les locaux.

L’instinct du tueur

En considérant le parcours de notre championne junior de Wimbeldon, jusqu’à aujourd’hui. Je me demande si Tennis Canada est capable de monter un programme qui fasse envisager le pire à nos émergeant(e)s champions – championnes. Je ne crois pas que le killer instinct s’enseigne. Ayant cet instinct, je sais qu’il se développe au combat. Parfois au point de se battre soi-même dans tous les domaines de sa vie (Hilton – Ouellet). Il faut parfois se faire chier pour provoquer l’esprit qui dit : « mes enfants de nanane vous ne m’aurez pas, je vais vous montrer …». Mais ça, ça s’apprend jeune. C’est de la résilience un peu malpropre, de l’instinct basique et de la furie canalysée. C’est le moment où on se laisse aller à dépasser le seuil du raisonnable et on se permet de tomber dans une folie salvatrice, momentanée, calculée. Le killer instinct, son contrôle est un peu un art. Vraiment. C’est la force en apparence déjantée, mais extrêmement calibrée et intentionnelle qui n’a qu’un seul objectif, provoquer l’explosion qui garantira la défaite de son adversaire. Dans cette compétence, l’apparence de folie et de manque de contrôle provoque en fait beaucoup plus d’effets psychologiques sur son adversaire, que n’importe quel autre outil que l’on possède. Tu dis à ton adversaire : « … tu as ouvert sur une faiblesse, je rentre dedans et je vais n’en sortir que lorsque je t’aurai battu(e), voire cassé(e) ».

Eugénie n’as pas l’air de cette école. Eugénie a été ma petite princesse et la petite princesse de son public; international by the way!

Je ne me rappelle pas avoir aimé une athlète autant qu’elle, depuis Cournoyer et Dryden. Même pas Sylvie Bernier, que j’ai adorée, je crois.

La toujours jeune Bouchard, étant idolâtrée dès ses débuts, n’en a pas bavé autant que depuis sa seconde saison professionnelle. C’est triste toute cette admiration qu’on projette sur nos petits génies. Mais c’est de même. Tant que la cour appuie la princesse et qu’elle est folle d’elle, elle vole au-dessus de tout. Autant d’amour ça drive sa madame. Puis l’adversité, puis le poids de tout ce monde avide d’elle, puis les doutes, puis la critique, puis plus récemment, « J’espère qu’il va

prendre le peuple canadien sur ses épaules que je souffle un peu » en parlant de Shapalov (relaté librement). Tous ces éléments me font penser qu’Eugénie est compétitrice, mais n’a jamais développé l’instinct de la tueuse. Je pense même qu’il est trop tard pour intégrer ça dans sa personnalité.

De grâce!

Évitons de sarcler les feuilles mortes pour dire que le passage de l’anonymat au succès est difficile. Parce que certains y arrivent très bien, j’pense à Milas Raonic.

J’aurai toujours une affection une peu folle pour Genie Bouchard. Mais je n’y crois plus. J’espère juste qu’elle ne se mette jamais à tricher pour avancer. Si elle devait devenir une top 25 mettons, ce sera déjà énorme dans mon esprit. C’est en pensant qu’ils nous reste encore des choses à apprendre à nos champions que j’arrive à laisser du lousse à la jeune Bouchard. Pendant que les juniors se mirent sur elle, dans la continuation de leur développement. En même temps je ne peux faire autrement que d’avoir une sapré grattitude d’avoir remplacé DuMaurier par Genie!


Ailleurs – Les russes au hockey

Je ne sais pas si c’est Claude Julien qui demande à ne pas à avoir de joueur d’origine russe dans ses troupes. Mais si c’est le cas c’est assez catégorique, mais aussi pas si offensant après réflexions. J’ai souvent eu l’impression que certains d’entre eux avaient un indécrottable tempérament dysfonctionnel (Kostytin Bros).

J’ai toujours eu une crotte sur le cœur quand Kovalev me semblait être plus préoccupé de son succès chez les fans, que par ses succès sur la glace. Comme si le fait d’être aimé des fans de Montréal était assez pour justifier son salaire.

Untello, fan qui rêve de Tavares en couleurs.

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