Une demi-saison de consommée – 2018 est morte, vive 2019 ! – Untello (22/01/2019)

Comme l’automne 2018, l’hiver 2019 ne nous ménage pas en surprises chez le Canadien de Montréal. En regardant le classement ce soir, 3 équipes compétitionnent pour le 2e rang, certains ont 60 points et d’autres en ont 59, avec ou pas de matchs en main. C’est particulièrement serré comme classement.

Comme on n’attendait pas les Canadiens dans le peloton de tête cette saison, je me suis demandé ce que le CH faisait de mieux que les autres pour flirter avec le haut du classement. En partant du constat qu’on s’attendait à une énième saison de misère, je me disais, « … il y a quelque chose dans ces chiffres qui les rend meilleurs ». Comme j’entends beaucoup dire que tout le monde contribue je suis allé voir si c’était le cas.

Comparaisons Montréal avec Toronto et Boston

Il s’avère que :

Toronto :

  • 61% des joueurs fournissent 89% des buts et passes du club.
  • 31% des joueurs qui produisent moins (11 points et moins), fournissent 11% du reste de la production.

Boston :

  • 41% des joueurs fournissent 80% des buts et passes du club.
  • 59% des joueurs qui produisent moins (11 points et moins), fournissent 20% du reste de la production.

Montréal :

  • 48% des joueurs fournissent 83% des buts et passes du club.
  • 52% des joueurs qui produisent moins (11 points et moins), fournissent 17% du reste de la production.

Conclusions

Toronto se démarque des deux autres clubs en ce qui concerne le plus de joueurs qui participent au pointage durant les parties. Donc, les Maple Leafs ont plus de monde qui participe au pointage que les deux autres équipes.

Boston possède de meilleurs chiffres que ses rivaux quant à savoir quel bas de la formation (joueurs avec 11 points et moins) offre la meilleure production.

Montréal, finalement, présente le meilleur équilibre des forces. Presque la moitié du club fournit la majorité des points individuels. L’autre moitié fournit le reste.

Ça fait que la participation de l’équipe montréalaise n’a pas plus de « monde » qui produit, que ses deux rivales qui postulent au 2e échelon du classement dans l’Est.

Ce qu’on peut constater, c’est que Toronto possède plus de gros pointeurs que les deux autres clubs. Donc forcément moins de joueurs qui marquent au dessus de 12 points jusqu’à aujourd’hui. Je crois que c’est la seule différence notable, s’il faut en identifier une.

Finalement, le Canadien n’est ni plus, ni moins fort quelque part dans sa formation.

On ne parle pas des gardiens tout simplement parce que l’échantillonnage utilisé possède pratiquement la même fiche victoires/défaites.

Donc, à échantillon équivalent, s’il fallait pointer un facteur principal à succès de la réforme de Marc Bergevin, ce serait : La parité! Tout simplement. Le DG a réussi à monter un club qui prétend à la fameuse parité dans la LNH. Il ne faut pas se laisser berner par la grande différence entre l’an dernier et cette année quant aux impressions du CH possédant une certaine supériorité cette saison. Non, la différence vient du fait que le club possède, cette fois, ce qu’il faut pour compétitionner. Et, considérant la médiocrité passée récente, c’est énorme!

Untello qui en rate pas une, ou presque.

2 thoughts on “Une demi-saison de consommée – 2018 est morte, vive 2019 ! – Untello (22/01/2019)”

  1. Donc forcément moins de joueurs qui marquent au dessus de 12 points jusqu’à aujourd’hui. Je crois que c’est la seule différence notable, s’il faut en identifier une.

    Je reformule: Donc forcément moins de joueurs qui ne produisent que le minimum de 12 points.

    Voilà!

    -Untello

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *